A propos... de la post-production et de l'archivage

Fini le bon vieux temps de l'argentique, de la pelloche que l'on remettait au photographe du coin, des tirages papier retouchés au pinceau par un artisan attentionné et perfectionniste ; disparues, les diapositives vite développées et vite triées. L'image latente a laissé place à des paquets de pixels qui dessinent des histogrammes à interpréter sur le champ.

Le photographe doit savoir aujourd'hui jongler avec les logiciels, endosser la blouse du laborantin numérique et posséder les connaissances d'un ingénieur spécialisé en colorimétrie. Ce qui, je l'avoue, me rebute un peu. Je réduis le travail de post-production au strict minimum. Au-delà d'un certain nombre de minutes passées sur une photo, je considère que celle-ci est mauvaise et je l'abandonne au fond d'un dossier.

Quant à l'archivage des fichiers, j'ai mis au point un protocole de sauvegarde basé sur de désagréables expériences de crashes de disques durs. Lors du transfert, je réalise simultanément une copie (de sauvegarde) sur un premier disque dur interne et une copie (de travail) sur un second disque dur interne, puis je déclenche la sauvegarde de mes deux unités vers un disque dur externe. Les fichiers retouchés, destinés à un tirage papier, sont archivés sur CD ou DVD, et entreposés à la cave. Les fichiers pour le Web sont en ligne et peuvent être récupérés à tout instant.